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L’Ecole (gratuite) de la Liberté

Logo Ecole de la Liberté cours en ligne

C’est la très bonne découverte de cette fin de week-end: l’Ecole de la Liberté. Une école gratuite et numérique qui met à disposition un joli nombre de ressources sur le thème de la liberté. Gratuite. Il y a même des cours en ligne.

Sur des sujets de philo pure, d’économie, de citoyenneté, de tout ce que vous voulez. Les ressources sont triées suivant leur type (livres, vidéos, podcasts) et sont de longueurs variables (pas mal de vidéos courtes).

C’est très sympa de s’y balader, c’est bien écrit, ça ne demande pas de pré-requis sur les sujets abordés et ça permet d’utiliser les internets intelligemment.

Vous avez par exemple le sujet de l’égalité salariale entre les deux sexes.

Merci à H16, c’est lui qui en parle dans son billet du jour.

 

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Quelques paroles de De Gaulle

Emprunté à Didier Goux, un passage qui n’a pas pris une ride.

Entre Charles de Gaulle (CDG) et son ministre de l’information Alain Peyrefitte (AP)

CDG : « Il n’y a rien de plus déplorable que la gauche quand il s’agit de la France, en tout cas de la France au-dehors. D’ailleurs, vous n’avez qu’à relire l’Histoire. La gauche n’a pas raté un désastre. Avant 1870, elle a empêché le maréchal Niel de faire une armée qui aurait été à la hauteur de l’armée prussienne. Je me rappelle la gauche d’avant 14 ! Et la gauche du Front popu, qui s’est terminée par la capitulation : l’abdication de la République entre les mains de Pétain, voilà la gauche !
AP. – La droite n’a pas toujours été plus maligne.
CDG. – La droite est tout aussi bête. La droite, c’est routinier, ça ne veut rien changer, ça ne comprend rien. Seulement, on l’entend moins. Elle est moins infiltrée dans la presse et dans l’université. Elle est moins éloquente. Elle est plus renfermée. Ça se passe dans des cercles plus restreints. Tandis que la gauche, c’est bavard, ça a des couleurs. Ça fait des partis, ça fait des conférences, ça fait des pétitions, ça fait des sommations, ça se prétend du talent. C’est une chose à quoi la droite ne prétend pas. On a un peu honte d’être à droite, tandis qu’on se pavane d’être à gauche. De toute façon, les politiciens et les partis n’ont plus grand prestige. Ils n’entraînent plus le peuple.
AP. – Mais ils entraînent les journalistes, les dirigeants syndicaux, les dîners en ville, bref, la classe politique…
CDG. – Vous voulez dire la classe papoteuse, ragotante et jacassante. »
Montebourg trinque bouteille à la main

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Faites des économies grâce à Democracia

Le titre est peut-être présomptueux. Qu’importe. Je voulais vous présenter le projet sur lequel je travaille ces derniers temps. Je n’en suis pas à l’origine, je me suis greffé à l’équipe (de une personne) pour donner sa chance à cette idée.

Democracia est une plateforme de mise en relation entre les gens qui ont des problèmes et ceux qui peuvent apporter les solutions, le tout de manière géolocalisé pour que des communautés se forment (et idéalement travaillent à améliorer leur quotidien).

Jetez-y un coup d’oeil ici

Et les économies me direz-vous ?

C’est en lien avec l’article que nous avons publié sur la page Facebook du site. Une adolescent qui s’est rendu compte qu’en changeant la police utilisée par l’administration américaine, ils pourraient économiser des centaines de milliers de dollars. C’est le genre de solution que vous pourrez trouver sur Democracia, quand le site ouvrira !

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Simple réflexion du matin sur l’affaire Peugeot

PSA Peugot Citroen Site d'Aulnay

source : lamontagne.fr

Je reviens du billet de Nicolas sur le sujet. Et il m’a conduit à une petite réflexion (c’est donc un billet utile, donc je fais un lien vers celui-ci).

Je vais notamment reprendre ce passage :

« Il y a pourtant d’autres solutions. On va faire quelques lois : toute entreprise d’origine Française qui ferme des entreprises en France alors qu’elle continue à produire à l’étranger et à vendre en France se verra dans l’obligation de rembourser toutes les aides perçues et se verra écarter de tous les marchés publics. »

Si je fais l’analogie avec les études, cela donnerait : tout étudiant français partant travailler à l’étranger se verra dans l’obligation de rembourser toutes les bourses qu’il a pu toucher (allez-y, faites vous plaisir dans les commentaires) et ne pourra plus travailler dans une entreprise publique française.

Avouez que ça ne serait pas très bon pour le partage de connaissances qui demande justement à ce que les gens voyagent pour voir comment cela se fait ailleurs. Vous pourrez argumentez que l’analogie est mal choisie, je serai curieux de lire pourquoi.

Dans les deux cas, les aides de l’Etat sont un investissement. Dans le premier cas, l’Etat parie sur le fait qu’en donnant de l’argent à des entreprises, elles vont pouvoir prendre de l’ampleur, ou gagner en sécurité et robustesse, et ainsi dynamiser des bassins d’emplois. Dans le second, elle permet au pays d’avoir des ingénieurs/professeurs/docteurs/ajoutez-le-vôtre pour que les entreprises aient toujours des personnes disponibles et de qualité.

Si l’on continue cette analogie, vous êtes peut-être au courant que le CNOUS (qui attribue, via les CROUS, les bourses d’études) demande le remboursement de 5000 d’entre elles parce que les bénéficiaires ont fait les cons et ne sont pas allé aux exams : c’est on ne peut plus normal, l’Etat veut un retour sur investissement, il veut donc des gens qui se servent de cet argent pour avoir leur diplôme, pas fumer des joints.

L’équivalent pour les entreprises serait que les aides soient fléchées (et c’est certainement possible de le mettre en place, voire c’est déjà le cas), ainsi l’argent des aides ne pourrait servir uniquement en France : ce serait le retour sur investissement. Libre à l’entreprise de faire ce qu’elle veut à l’étranger avec son argent, libre à elle de supprimer des postes en France ensuite, si ceux-ci s’avèrent moins efficaces que des équivalents à l’étranger.

Cela aurait en plus l’avantage d’étudier profondément les cas des entreprises avant de leur verser une aide, pour justement éviter qu’elles profitent de cela pendant une durée limitée et qu’elles partent ensuite, et favoriser les projets qui pérenniseraient l’implantation de la firme en France.

[edit]

Le billet d’H16 sur le rôle de Montebourg (toujours très bon)

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L’actualité du jour #DicoDesBlogueurs

Nicolas me demande de nouveau de participer au dico des blogueurs, il a bien raison, je ne peux pas le laisser en prendre le monopole (voir ici, ici et ici, ainsi qu’ici et ici). A ce propos, il ne me semble pas avoir lu Minijupe ou GerardMentor

En plus, le Parrain se la joue « je définis les mots courants que tout le monde utilise comme si j’étais la référence ! » (je rigole).

Du coup, je m’en vais marcher sur ses plates-bandes, et définir l’actualité.

actualité n.f. : contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’actualité n’est pas forcément actuelle, ou alors il faudrait redéfinir l’adjectif. L’actualité, c’est cette histoire, ce fait divers, cette tâche d’encre à peine travaillée, balbutiée, qui demande à être commentée. L’actualité a plusieurs facettes : polémique, elle pourra faire tomber les plus grands ou mettre en avant les petits; banale, elle révélera les plus réactionnaires sans effleurer les timides. L’actualité se nourrit d’elle-même, l’actualité appelle l’actualité, elle est cette femme séduisante qui aime glisser entre les blogueurs pour les laisser toujours plus frustrés, mais qui, dès qu’ils tenteront d’aller voir ailleurs, réapparaîtra avec plus de force. L’actualité, c’est beau.

Exemple :  » – C’est qui qui t’as fait ça ?! -Laisse tomber, c’est l’actualité… »

L'actualité, omniprésente, enivrante, séduisante

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Google, la Fnac, France Culture, le livre, Internet

Le Forum Libé étant bien prenant, je n’ai guère de temps pour écrire ici. J’ai assisté vendredi matin à la conférence Internet écrit-il la fin du livre ? avec le pdg de la Fnac (Alexandre Bompard), le responsable du programme Google Livres (Philippe Colombet) et le directeur de France Culture (Olivier Poivre d’Arvor).

Ayant déjà écrit un billet sur le sujet sur le blog des étudiants qui couvrent l’evenement, je n’en referai pas un ici.

La magie d’Internet, je ne sais pas si c’est de tuer le livre, mais c’est en tout cas de faire des liens !

Internet écrit-il la fin du livre ?

Bonne lecture, et peut-être à cet après-midi 14h30 pour la conférence sur l’islamisme radical en Lybie avec BHL et Mustafa El-Sagezli.

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Petite pensée sur la Grèce et la démocratie

Cela commence par un petit échange sur Twitter (que ferait-on sans Twitter ?!) avec CaReagit.

C’est cette dernière qui m’a rendu perplexe. La loi impose constamment des limites à nos libertés, pour le bien de tous (enfin sur le papier c’est pour le bien de tous). Pourquoi pas une limite à l’expression du peuple.

Et puis aujourd’hui je tombe sur le billet de Des Pas Perdus :
« Qui aurait pu imaginer que Papandréou, le premier ministre socialiste aux ordres de l’oligarchie, allait enfin consulter son peuple ? Cette décision, c’est le peuple grec qui l’a arraché grâce à sa mobilisation sans précédent depuis près de deux ans !

Qui peut affirmer que d’autres gouvernements européens ne seront pas contraints de consulter leur peuple ? »

Les Grecs ont-ils une quelconque compétence pour juger le plan de sauvetage proposé par les pays européens ? Cette question a rebondi hier en cours de Sciences Humaines et Sociales sous un autre format, il était question de permettre aux citoyens d’écrire les articles de loi. On s’est alors demandé s’ils en étaient seulement capables, et si jusque là, le fait que ce soit des professionnels qui le fassent n’avait pas une certaine logique.

Toutes ces petites questions m’ont poussé à écrire un billet, et à me demander quand est-ce que l’on peu juger utile de demander son avis au peuple, quand est-ce que la réponse du peuple sur un sujet pointu aura de la valeur ?

Certainement jamais, je ne pense pas que ce soit contraire à la démocratie, mais des fois, le peuple doit comprendre qu’il n’est pas le mieux placé pour juger (je répète, des cas précis et pointus, des cas de spécialistes). La démocratie est plutôt le moyen pour le peuple de décider des personnes compétentes à placer aux rennes du pays.

[edit] je vais lier l’article de Nicolas d’Humeurs de Vaches quand même

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