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Réponse de l’ami musulman à JF Copé

Voilà, à la lettre de Jean-François Copé à son « ami musulman », il y a eu réponse. C’était sur Rue89. Vous en penserez ce que vous en penserez.

Cher Jean-François,

J’ai lu avec grand intérêt la lettre que tu m’as adressée dans L’Express et, puisque nous sommes désormais amis, permets-moi de te tutoyer et de te dire les choses en toute franchise.

D’abord je dois te confier que chez moi (en France avant que tu demandes), ce n’est pas comme ça que l’on traite ses amis. On ne fait pas un débat pour savoir comment nos amis devraient s’habiller ou s’exprimer. On ne se mêle pas de leur vie religieuse et on ne se permet pas de dire à leur fille que sa robe est trop longue. Ce serait très déplacé, tu en conviendras.

On ne se sert pas non plus de ses amis pour gagner des élections. On ne salit pas leur dignité et on ne leur porte pas préjudice, même si ça fait monter l’audimat au radio-crochet du coin…

Tu dis vouloir m’aider à combattre les préjugés à mon sujet, mais c’est toi qui les alimentes à chaque fois que tu prononces les mots islam, menace et laïcité dans la même phrase. Je ne t’ai rien demandé et je n’ai pas besoin de ton aide. Je veux juste que tu me laisses en paix.

Le jour où tu auras vraiment envie d’avoir une conversation avec moi, retrouve moi autour d’un bon repas, sans caméras si possible, comme ça tu pourras me regarder dans les yeux te dire le fond de ma pensée.

D’ici là, si vraiment tu t’ennuies et qu’il te reste de l’énergie, je peux t’indiquer un certain nombre de problèmes qui requièrent toute ton attention dans le pays : à commencer par le fait qu’il manque du travail à beaucoup de nos concitoyens et que les gens ne se parlent quasiment plus depuis que toi et ton équipe tenez le micro.

J’aimerais aussi répondre point par point à un certain nombre de remarques que tu fais dans ta lettre et qui, si l’un de nos amis la lisait, risqueraient de l’induire quelque peu en erreur.

Qui « défigure » l’islam ?

Quand tu dis que notre foi, l’islam, est « défigurée dans l’opinion par des comportements ultraminoritaires », ce serait bien de rappeler que cette « opinion » se construit moins à partir de la réalité que du discours politique et médiatique auquel, il me semble, tu participes un peu (note ce doux euphémisme que l’amitié t’offre en privilège).

Toi qui as depuis fort longtemps renoncé à la langue de bois et à la stratégie politique, tu devrais savoir qu’il ne convient pas de dire une chose et son contraire d’une interview à la suivante. On pourrait t’accuser de tenir un double discours ce qui, par les temps qui courent, reviendrait à te bannir de la sphère publique où tu sembles t’épanouir.

Plus loin dans ta lettre, tu parles de mon grand-père mais tu confonds probablement, c’est celui d’un autre qui est mort à Verdun. Le mien a combattu à Al Alamein en Egypte, dans une guerre qui n’était pas la sienne. Du côté de maman, ils étaient plutôt vers Alger, où ils ont pu découvrir les joies de l’électricité dans les années 50.

C’est vrai que tout ça fait partie du passé… mais je suis bien content que tu fasses avec moi ce devoir de mémoire qui nous rappelle d’où nous venons et ce qui nous unit, tout en nous permettant de tirer des enseignements qui nous éviterons de répéter les mêmes erreurs. Comme par exemple de stigmatiser une partie de nos concitoyens pour des objectifs politiques.

L’alibi de la laïcité

Tu voudras bien m’expliquer aussi pourquoi dès que tu parles d’islam, tu te sens obligé d’invoquer la laïcité pour dire quelque chose de pas sympa juste après.

Si tu n’aimes pas les barbes et les foulards, libre à toi d’exprimer ton opinion. Nul besoin de faire comme tous ceux qui, pour légitimer leur rejet des formes visibles de l’islam, se drapent sous la cape de la laïcité en espérant y trouver une respectabilité à leur racisme d’autrefois.

Je sais bien que tu n’en fais pas partie, toi qui poursuit des objectifs « empreints de paix et de respect », mais c’est tout de même dans ton camp qu’on entend des gens parler de « croisades », de la « France [qui] doit rester la France », et du jeune musulman dont on veut « qu’il travaille, qu’il ne parle pas verlan et qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

Si c’est toi le chef de cette belle équipe d’esprits éclairés, je te souhaite bien du courage. C’est bien d’avoir une opinion. C’est mieux d’avoir la vérité. Or notre vérité commune est dictée par la loi de notre pays et il se trouve justement qu’en 1905, une loi a été votée pour établir le principe de laïcité que les polémistes (contre lesquels tu fais bien de t’insurger) ressassent à tort mais surtout à travers sans vraiment l’avoir lue.

Laïcité=liberté (y compris de porter la barbe)

Et que dit-elle cette loi ? Elle dit que nous sommes libres. Libres de choisir en conscience notre religion et de la vivre comme bon nous semble, sans faire de prosélytisme et sans devoir la cacher ou la renier dans la sphère publique. Libres de s’habiller comme il nous plaît, de porter une barbe ou de se couvrir la tête si on le souhaite. Libres de prendre notre place au sein de la République comme nous l’avons fait jusqu’ici en l’enrichissant de notre travail, de nos idées et de nos espoirs.

Aucune instance musulmane n’a réclamé le changement de cette loi. Aucun musulman n’a demandé un privilège dont serait exclu l’un de ses concitoyens.

Nous demandons, et la majorité de nos concitoyens avec nous, le strict respect de la loi de 1905. Sans cadres ni contraintes supplémentaires et sans polémiques pour venir, chaque jour un peu plus, restreindre nos libertés et nos droits fondamentaux.

Citoyens comme les autres

Mon cher Jean-François, à trop vouloir nous aider, tu risques de nous causer du tort en faisant croire qu’il y a une spécificité islamique qu’on aurait jusque là ignorée. Il n’en est rien. Nous sommes des citoyens comme les autres, acteurs anonymes des changements et des sacrifices que doit concéder notre pays aujourd’hui.

Ta famille politique n’est pas étrangère à cette situation (mais bon, on ne choisit pas sa famille…). Ce serait malheureux de donner ainsi raison à ces mauvaises langues que j’entends déjà dire qu’avec des amis comme toi …on n’a pas besoin d’ennemis.

Pour ces raisons, tu comprendras que je ne souhaite pas venir à ta petite fête du 5 avril. Je préfère vous laisser laver votre linge sale en famille. Fais-moi signe quand tu auras repris tes esprits et que les choses se seront un peu calmées vers chez toi.

Je termine en te rappelant que le respect, c’est d’accepter l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit, avec ses différences. Il serait bon que tu t’en souviennes désormais, avant d’invoquer une idée de fraternité que tu piétines chaque jour.

Ton ami, Marwan Muhammad

 

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Marc, 38 ans, comme les autres

« Les Français ont besoin de rêve, on besoin d’une gauche qui s’intéresse au plus modestes, qui les aide, qui lutte contre le chômage, qui construit des logements sociaux, qui intègre les étrangers et ne les stigmatise pas, qui rétabli la retraite à 60 ans, qui taxe et impose davantage les plus riches, qui s’intéresse de très près aux quartiers défavorisés où 43% des jeunes sont au chômage, bref une gauche qui s’occupe de son peuple, de tout son peuple. »

Voici ce que j’ai lu chez Melclalex.

Je me présente, Marc, 38 ans, informaticien vendeur dans un petit magasin d’électronique à Lyon, habitant un appartement correct dans le 7ème et gagnant correctement ma vie.

Je fais partie de « la classe moyenne » comme on le dit dans les tableaux de stats, comme la majorité des Français, je ne m’en plains pas, c’est même plutôt bien.

Je n’ai actuellement ni problème ni crainte vis à vis du chômage, j’ai plutôt de la chance, mon entreprise marche bien. C’est une PME, on est une dizaine à y travailler et nous avons su saisir l’opportunité de la montée des smartphones pour se faire connaître. Ce n’est pas le cas de beaucoup de PME dans ce pays. C’est certainement ce que voudraient les Français, plus de PME, et des PME qui tournent bien, pas du rêve : du concret, du mieux.

La retraite à 60 ans ? Ce n’est pas pour moi, j’ai terminé mes études à 21 ans comme beaucoup de Français, je ne vais pas cotiser que 39 ans…

Qu’on taxe encore plus les plus riches de ce pays, comme mon patron, qui gagne bien sa vie ? Je ne sais pas. On ne peut pas reprocher à un homme de faire le maximum pour avoir le confort et les loisirs qu’il veut. On ne peut pas lui reprocher d’essayer d’obtenir la meilleure situation possible pour ses enfants, pour sa famille. Moi-même, j’espère bien évoluer encore dans ma carrière, pour gagner plus, et vivre mieux. Non pas que mon quotidien soit morne, mais pouvoir partir en vacances dans les îles, moi qui adore la plongée, je ne dis pas non.

Bien sûr qu’il faut des logements sociaux, qu’il faut qu’on s’occupe des plus pauvres, qu’on s’intéresse aux quartiers défavorisés, qu’il faut aider ceux qui font ou veulent faire l’effort de s’en sortir. J’ai galéré pendant mes études, comme les autres. J’ai vécu dans un petit logement avec ma mère, mes parents étant divorcés. Sans vouloir paraître égoïste, les quartiers défavorisés, ce n’est pas vraiment ma vie, ils ne rentrent pas dans mes préoccupations, je suis seulement pour qu’on aide tous ceux qui font l’effort de relever la tête, tous ceux qui s’acharnent à percer.

Et non, je n’ai pas besoin qu’on intègre les étrangers. Loin de moi l’idée d’être raciste ou xénophobe ou peu importe comment vous le dites. C’est juste qu’il me semble que notre pays a ses problèmes, a ses chômeurs, a son manque de logements, et ses banlieues quasi-abandonnées à gérer ; et qu’inviter ou accepter que des étrangers viennent dans notre pays ne résoudra pas ces problèmes. J’ai même plutôt tendance à penser que l’effet sera inverse. Je ne dis pas que leurs intentions sont de venir piller le pays, je dis juste que si nous ne trouvons pas de travail pour ceux qui sont déjà là, pourquoi et comment en trouverions nous pour les nouveaux arrivants ? Ce serait même injuste de leur en trouver, et de ne pas le faire pour ceux qui attendent le soutien de leur état depuis plus longtemps.

Et puis, faire un brassage des cultures ne nous apportera rien, si ce n’est au mieux une culture aseptisée, au pire, une perte totale de notre culture « traditionnelle » et de notre identité. Ce que j’aime, quand je vais dans un autre pays, c’est voir comment ses habitants vivent, et partager leurs habitudes le temps que je le visite. Ce que j’aime, c’est voir ces différences, voir ces différentes manière d’être et de faire, c’est ce dépaysement, en acceptant leurs règles et leurs choix ; et puis, revenir vivre chez moi ma culture, content d’avoir découvert autre chose et d’avoir pu retrouver mes coutumes en rentrant au pays.

J’ai évidemment tout inventé. C’est plus facile de faire parler un personnage. Mais je pense que beaucoup pensent comme ce Marc, je pense comme lui en tout cas, tout comme pas mal de gens avec qui j’ai discuté.

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De la nécessité de débattre sur nos blogs

J’aime bien tenter les titres un peu littéraires…

L'HémicycleCes derniers jours, j’ai lu deux billets au nombre de trois très intéressants. Ils traitent du potentiel futur débat sur l’Islam, de la nécessité de faire des débats et du rôle de la gauche dans tout ça.

« Sans débat, pas de démocratie ». Le simple fait d’ouvrir des blogs et de traiter de sujets un tantinet politiques va dans ce sens. Corto demandait donc, à propos du débat sur l’Islam, si nous étions capables de débattre, ou plutôt si les politiciens sensés nous représenter l’étaient, sur des sujets de société importants.

Nicolas semble penser que c’est un « sale » débat. En tout cas de la manière dont Guéant le présente : « Il nous revient à nous de protéger les Français dans notre double mission, d’améliorer la sécurité et de lutter contre l’immigration irrégulière ». La phrase est effectivement orientée mais allons au delà.

Je pense qu’il faut effectivement qu’on ose débattre de tout, et que tous les camps participent au débat. Je vais reprendre une phrase d’Humeurs de vaches que je trouve très juste : « Or, refuser de débattre, surtout sur des sujets sensibles, c’est laisser la place aux extrêmes, c’est les laisser exprimer leur populisme et leurs fausses réponses sans contradictions ! ».

J’ajouterai qu’en refusant de débattre sur certains thèmes, si orientés soient-ils, c’est frustrer une partie de son électorat qui lui attend certainement des réponses de ce côté là.

L’islam est un très bon exemple. Sur-médiatisé, faisant le jeu des extrêmes, il est victime de ses dérapages et surtout du tabou qui existe autour. Il n’y a que la Droite qui veuille en faire un débat, et on sait très bien pourquoi. La question de Corto « de savoir si nous sommes aujourd’hui capables, en France, d’aborder un sujet fondamental pour la cohésion républicaine et notre Vivre Ensemble sans sombrer dans les dérapages, les invectives, les jugements péremptoires et autres calculs électoraux ? » prend donc tout son sens.

Il semble impossible aujourd’hui d’avoir droit à un vrai débat avec nos politiciens tant l’atmosphère infantile de gueguerre et de coups bas prime sur la volonté de faire avancer les choses. C’est donc au peuple de prendre les choses en main, et de débattre.

Nicolas se demandait quels thèmes devait porter les blogs de gauche pour gagner, jugeant qu’ils étaient les mieux placés pour parler de laïcité, je crois que le premier débat serait de reparler de l’identité nationale, de montrer cet engagement pour la laïcité, car avec des vieilles histoires comme ces horaires aménagés pour la piscine (désolé de ressasser), je ne sais pas si les citoyens perçoivent bien le PS comme le mieux à même de porter ce combat. Ce débat est, il me semble, un des plus importants débats aujourd’hui tant il remet en question le ciment même de notre société : sa cohésion. Sans cohésion, pas de discussions, de débats et d’avancées.

Sans cohésion, pas de possibilité pour le pays de faire des choix, de prendre des initiatives, pas de Vivre Ensemble, pas de Fraternité.

Le débat sur l’Islam devrait être élargi aux autres religions, devrait être élargi à la laïcité, à la culture Française, bref à l’Identité Française et Républicaine, quoiqu’en pensent ces messieurs de Gauche (principalement) qui ne devraient pas fuir ces débats mais au contraire y entrer avec enthousiasme, car ce sont sur ces thèmes que les Français voteront.

Des images très sympas passaient à la télé ce weekend, des Libyens qui pouvaient enfin parler de politique dans la rue. Si nos politiques n’ont pas les épaules pour porter ces débats, alors ce sera à nous de le faire. Comment, je ne sais pas, les blogs sont une première idée. Tout cela parait utopique, mais en ces temps de révolutions, je me permet de rêver.

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Je parle Français – Moi non plus.

Luc ChatelPetit clin d’oeil à un de mes premiers billets.

Je n’ai pas envie de parler de Valls, je n’y connais pas grand chose aux 35H, et je rigole de voir qu’un parti incapable de rassembler et d’avoir une ligne de conduite claire puisse condamner avec tant de fermeté quelqu’un qui tente quelque chose (surtout quand on lit quels ont été leurs propres propos).

Par contre il y a un sujet très sympa : la maîtrise de la langue française par Nicolas Sarkozy. Un député PS s’était indigné, dans une lettre à Luc Chatel, ministre de l’éducation, des fautes de langage du président de la République. Luc a répondu.

Bien sûr, comme il est au gouvernement, comme Sarko c’est un peu son patron, il doit le défendre, ce qu’il fait en déclarant « Le Président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen ».

Amphigourique est un adjectif qui se dit d’un discours inintelligible, obscur, embrouillé. On peut dire que la réponse de Luc Chatel est un brin amphigourique, parce qu’utiliser cet adjectif peu courant et enchaîner sur « circonvolutions syntaxiques », c’est moyennement clair.

Sa réponse est pourrie, peut-on se permettre d’ajouter aussi. Autant je trouvais le « casse toi pôv’ con » assez bien placé, autant ça, c’était amphigourique au possible, le parler clair et vrai s’est envolé !

« Tous peuvent dire non, personne peut dire oui. Celui qui a le plus petit pouvoir peut empêcher de faire une petite chose, mais celui qui a le plus grand pouvoir ne peut pas permettre de faire une petite chose. Le pouvoir de dire non, en fait, n’existe p… existe et le pouvoir de dire oui non, parce que chaque pouvoir équilibre l’autre dans un mouvement de paralysie quasi générale. »

Je ne peux donc que soutenir ce député et rire de la réponse de notre ministre de l’éducation. Nicolas, steuplé, parle Français, t’es notre président quand même !

Nicolas Sarkozy bourré drunk saoul

 

 

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Ne nous enlevez pas Noël !

La Laïcité est un peu à l’honneur en cette fin d’année. Tout a commencé par les propos de la Marine sur les prieurs musulmans intégristes, et très vite, la sphère politique et la blogosphère se sont emparées du sujet (rappelez vous que j’avais dis qu’un bon point avec le FN, c’est que ça faisait avancer sur certains débats, en tout cas, ça avait le mérite de les mettre sur les table).

« Vlad : « Le tribunal administratif d’Amiens a interdit l’installation d’une crèche de Noël sur la place du village de Montiers dans l’Oise, au nom du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat. » Ma première réaction a été de trouver ça débile mais de comprendre la décision en question. La laïcité et tout ça. » Je reprend l’intro de Nicolas sur le sujet (et je remarque qu’il a donné un titre similaire à son billet, mince…)

Et bien moi, je ne comprends pas cette décision. De un, une crèche c’est joli, agréable, joyeux, c’est l’esprit de Noël et c’est aussi l’argument de Nicolas (je vais le plagier jusqu’au bout).

De deux, il ne faut pas confondre la religion catholique, religion ‘majoritaire’ en France, et notre culture catholique !

Il était à prévoir qu’après quelques siècles à être profondément catholique, le pays allait en garder quelques traces. Quelques petits exemples : les vacances scolaires correspondent pour beaucoup à des fêtes (ou des évènements) de la religion catholique (ou chrétienne je ne sais pas) : la Toussaint, Noël, Pacques. De même pour les jours fériés comme la Pentecôte. Rajoutons à cela notre calendrier, qui débute à la naissance de Jésus (même si c’est faux), ou même la semaine, qui, bien qu’inspirée des Chaldéens, a un jour du seigneur (on dit repos dominical en relation avec le Dimanche, jour du Seigneur, en latin dies dominica). Voilà pour votre culture.

Personnellement, j’ai une crèche chez moi et pourtant personne n’est croyant, je ne crois pas que ce soit une hérésie. J’assume pleinement ma culture catholique et qu’on ne vienne pas la détruire sous prétexte de laïcité ! Ce serait renier une très grande partie de l’histoire et de l’identité de la France.


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