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Le Royaume de Socialie a tué Pierre Salviac

(c) Ozap.com

Il n’aura pas fallu attendre longtemps.

Le Royaume de Socialie a tué Pierre Salviac hier, ce commentateur de rugby que l’on pouvait entendre sur RTL. Comme le rappelle ce bon article d’Arrêt sur images, ce n’est pas directement le nouveau Roy qui l’a limogé mais bien la direction d’RTL elle-même, en l’espace de quelques heures. Dans un tweet, le journaliste avait eu l’outrecuidance de faire le lien entre des pratiques sexuelles et une accession au pouvoir dans le milieu de la presse. Vous comprendrez qu’un blog macho puisse prendre sa défense.

Le Royaume de Socialie s’enracine petit à petit, si bien que ses seigneurs, quand ils criaient à l’injustice dans les affaires Stéphane Guillon et Didier Porte, se taisent.

Le Roy n’a pas encore pris ses fonctions que ses vassaux prêtent déjà serment.

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Le Paquebot et le Pédalo

Je me permets de reprendre le dernier billet de Nicolas et d’y ajouter quelques passages, colorés, pour qu’on voit bien qui écrit quoi. Je vais me faire un peu l’avocat du diable, sur cette histoire.

J’ai choisi le rose pour Nicolas, le bleu pour moi.

« Dans un communiqué, l’ancien ministre du budget de François Fillon tente de relativiser l’avis de l’agence américaine en soulignant que « cette appréciation n’est pas aujourd’hui partagée par les deux autres grandes agences. L’agence Fitch a même confirmé le triple A de la France pour 2012 en début de semaine » précise-t-il, tout décernant un satisfecit à la la majorité pour sa gestion de la crise. »

Alors ! Vous avez bien compris, bande de mécréants ! C’est l’agence qui s’est trompée ! La preuve : les deux autres n’ont pas bougé leurs appréciations ; c’est donc que la majorité a bien géré la crise.

Alors ! Vous avez bien compris, bande de mécréants ! On s’est fait lâché par une agence sur trois, soit un tiers, soit une minorité (mathématique) ; peut-on donc dire que le gouvernement à mal gérer la crise ? 

Carte notation Standard & Poor's Europe 2012

source : LeMonde.fr

« Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche du 15 janvier, le premier ministre s’offusque de « l’appétit avec lequel certains candidats à la présidentielle se sont jetés sur la décision de Standard & Poor’s ». Cela ne « dénote pas un grand sens des responsabilités » a poursuivi l’élu sarthois, suivi sur cette ligne par les responsables de l’UMP. »

Vous avez vu le toupet de ces gauchistes ? Ils profitent de l’abaissement de la note pour se foutre de notre gueule, pour dire que c’est notre faute, qu’on a mal géré. Ils ne sont franchement pas responsables, hein ! Voila ! La majorité ne sait plus quoi dire. Mais elle le dit.

Vous avez vu le toupet de ces gauchistes ? Ils se bornent à penser que c’est uniquement la faute notre gouvernement de Droite si l’on s’est fait abaisser notre note. Peut-on alors les qualifier de politiciens responsables ?

Du côté du Modem, ce n’est pas franchement mieux ! « Le candidat MoDem, François Bayrou, a également renvoyé dos à dos ses principaux adversaires évoquant une « co-responsabilité » UMP-PS dans la situation économique. » François Bayrou oublie qu’il était ministre dans la période où la dette a le plus augmenté (avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, mais ils ne jouent pas dans la même division… sauf que Nicolas Sarkozy a été ministre du budget d’un des gouvernements dont faisait partie François Bayrou).

Du côté des blogs de droite, ce n’est pas spécialement mieux ! Un petit tour chez le sympathique Authueil :

« Que de cirque autour de la perte d’une note d’agence internationale. Pourtant, on le savait depuis plusieurs mois qu’on le perdrait, ce triple A. Et encore, ce n’est que dans une agence sur trois, les autres nous conservant le triple A. On a eu un défilé de politique de droite et de gauche qui nous ont sorti les conneries les plus énormes et surtout les plus stupides, pouvant se résumer à « je n’y suis pour rien, c’est la faute de l’autre ». Les militants ont relayé ça sur Twitter, provoquant chez moi une nausée qui m’a éloigné de twitter pendant 24h. Si le reste de la campagne est de ce niveau, on ne risque pas de m’y voir. »

Ah ! Le gouvernement a pris les mauvaises décisions depuis 5 ou 10 ans et on ne devrait pas le dire. Pour un peu, mon copain FalconHill passerait ici pour dire qu’en dénonçant la mauvaise gestion, je fais de la politique de caniveau.

Tiens pourquoi s’arrêter à 5 ou 10 ans ? on a qu’à remonter un peu plus loin dans le temps, à moins que ça ne déplaise…

Dans cette histoire, la palme revient peut-être à Gérard Longuet (si on fait abstraction de Luc Chatel, quand même) : « Il y a des capitaines qui frôlent trop les côtes et qui conduisent leurs bateaux sur les récifs et je trouve que François Hollande côtoie et tutoie les déficits publics avec beaucoup de complaisance. » Je rappelle à Monsieur Longuet que François Hollande n’est que capitaine de pédalo et que, pour l’instant, c’est Nicolas Sarkozy qui est à la barre et qui a amené la France dans ce désastre.

J’ose espérer qu’Hollande n’était pas la vigie de notre paquebot alors, parce que c’est vrai qu’il semble cruellement l’apprécier cette situation.

C’est fou ce qu’on peut faire avec des couleurs.

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Rajoy, Hollande, même combat.

La Gauche a perdu hier en Espagne. Sacrément perdu. Cependant, le résultat n’est pas si étonnant. Comme le souligne Yann, c’est un ras le bol du peuple qui s’est exprimé dans ce suffrage. Ça n’a pas marché avec la Gauche, alors on met la Droite.

vous aussi vous trouvez que Rubalcaba ressemble à un Kad Merad vieilli ?

Deux points me semblent intéressants à soulever.

Premièrement, la France a toutes les chances de subir le même sort. Hollande deviendrait président, élu par défaut pour ne pas risquer de retrouver la Droite au pouvoir. L’Espagne n’a pas vu la victoire de la Droite en tant que la Droite mais en tant que non-Gauche (c’est affreusement mathématique ces appellations).

Deuxièmement, le message semble clair pour tous nos affreux gauchistes que la Gauche n’est pas la réponse à la crise. Papandréou était de gauche, Zapatero aussi. Ils se sont fait descendre. DesPasPerdus rappelle d’ailleurs le bilan « catastrophique » de l’Espagnol. Si l’on peut dire la même chose de celui de Sarkozy, c’est parce que cela n’a rien à voir avec l’étiquette politique du chef, cela à avoir avec la crise qui s’est abattue sur nos pays et les a frappés de manière sensiblement égale.

Hollande va avoir la même difficulté que Rajoy a assumé son étiquette une fois au pouvoir (dans l’hypothèse où François serait élu, ce qui, d’après les derniers sondages, n’est pas gagné 🙂 ), parce que là encore, tant que la crise de la dette ne sera pas résorbée, de droite ou de gauche, l’action sera la même (et risque d’être inefficace, rajoute le pessimiste).

Et s’il veut être élu, il vaudrait mieux qu’il appelle à « tester le changement » plus qu’à « voter à gauche », cela plus en vogue.

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