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Samba, dans les pas d’Intouchables

Omar Sy Charlotte Gainsbourg Tahar Rahim Izïa Higelin Samba

Dans le monde du cinéma, une très bonne recette ne donne pas forcément deux fois de très bons plats. Voilà ce que nous apprend Samba, la dernière création d’Olivier Nakache et Eric Toledano, featuring Omar Sy.

D’ailleurs, les noms qui reviennent y sont peut-être pour quelque chose. Quand, lors des premiers écrans, vous lisez : film de Toledano et Nakache, avec Omar Sy, sur une musique de Ludovico Einaudi, la connexion avec Intouchables se fait très vite. Et vous laisse un goût de « Ils ne pourront pas faire aussi bien » avant même que l’histoire ait commencé.

Alors certes, l’histoire de Samba n’est pas aussi touchante que celle de Driss mais le film est bon. J’ai particulièrement apprécié le rapport à l’immigration illégale : elle est présente, elle maintient une ambiance dans le film, mais rien ne parait exagéré, on ne verse ni dans la complainte suintante, ni dans la critique abrupte. Elle est là comme un fait avec lequel vivent les différents personnages.

Et ces personnages, sans en faire des tonnes, amusent et distraient. Un film qui passe tout seul, sans être parfait, sans être plat non plus.

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Pompéi : essaie de faire plus nul !

La nullité s’est trouvée une nouvelle référence. Vous connaissez ces films drôles mais un peu lourds qui donnent l’impression de n’être qu’une suite de sketches mal articulés ? Pompéi reprend le même schéma, mais remplace les sketches par les clichés. Répliques à la con, scènes à la con, effets spéciaux à la con. Tout y est. C’est effarant. Mais pas spécialement surprenant venant de la part d’un réalisateur (Paul W. S. Anderson) qui enchaîne les navets.

J’espère que Jon Snow ne va pas mourir dans le prochain épisode de Game Of Thrones parce que ce film ne sera pas (et j’avance cela avec certitude) sa porte d’entrée dans le cinéma. Pire, ceux qui songeaient à engager l’acteur doivent s’être tournés vers des valeurs plus sures.

Qu’on le note sur vingt, sur cent, ou sur dix mille, ce sera toujours zéro.

Sexy Jon Snow Kit Harington gladiator Pompeii

Jon Snow en gladiateur. Comme Russell Crowe mais sans la classe. (c) Constantin Film Verleih GmbH

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Divergente : quand Matrix rencontre Hunger Games

hunger matrix

 

Si l’on fait exception de ses longueurs et de son côté déjà vu (il lorgne beaucoup trop du côté de « Hunger Games »), « Divergente » n’en demeure pas moins un film de science-fiction et d’action plutôt réussi. Dont on attend désormais la suite, « Divergente 2 : l’Insurrection »… Le Parisien

Je voulais me lancer dans une grande critique, et le Parisien a finalement résumer ce que je voulais dire en deux phrases. Vous l’aurez compris, Divergente = 90% d’Hunger Games et 10% de Matrix.

Les Factions

Chacun a sa place. Ou chacun à sa place. A l’inverse d’un Hunger Games qui impose une faction à ses habitants, le monde de Divergent se veut plus juste et laisse place à la volonté des citoyens eux-mêmes. Reste que le découpage crée tout de même des classes sociales. C’est même l’objet du film.

L’Héroïne

Portrait craché de Jennifer Lawrence dans Hunger Games : amour pour sa famille, esprit de rébellion, capacité à s’entraîner pour réussir, silhouette sexy. Shailene Woodley is the new Jennifer Lawrence. Et on lui souhaite la même réussite.

Sexy Shailene Woodley Divergent

L’élu

Celui (celle) qui change la donne, dont le comportement n’était pas vraiment prévu. Même les machines ne savent qu’en penser. Tris (son nom dans le film) incarne un nouveau type de bug dans la matrice.

Ellie Goulding

Ni Matrix ni Hunger Games pour le coup. Mais le choix d’Ellie Goulding pour la BO en est un bon, assurément. Elle est d’ailleurs accompagnée d’autres grands noms comme Zedd, M83, Skrillex ou encore Woodkid. Vous ne serez pas déçus.

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Parlons de Lyon, de Neyret et de ciné

C’est le Printemps du Cinéma, l’occasion de sortir au ciné pour trois euros cinquante. Hier, c’était Möbius (avec Dujardin et Cécile de France) : un bon film d’espionnage, qui ne renouvelle pas spécialement le genre mais est bien tourné et sans fioritures.

Ce soir, ce sera Hapiness Therapy, parce qu’il parait qu’il faut le voir

Sinon, il y aura 11.6 qui sortira (le 3 avril) : on y parle de Toni Musulin. A l’occasion de la promo du film, François Cluzet s’est permis une boutade : « S’il n’a plus rien à sa sortie, c’est que Michel Neyret aura piqué son butin… (rires) ».

(c) Allocine.fr - 11.6

La phrase a fait réagir l’ancien flic lyonnais qui compte porter plainte pour diffamation, comme un poisson se débattant dans une flaque d’eau. Sa réaction est ridicule. J’espère qu’il perdra ce nouveau procès.

Le printemps du cinéma, c’est jusqu’à ce soir.

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Skyfall

Comme si le ciel leur était tombé sur la tête.

James Bond Skyfall Daniel Craig

(c) Allociné

Je vais essayer de ne pas trop écrire sur le sujet. Gardez bien cette phrase en tête, 20 lignes plus bas, vous pourrez rigoler.

Ce nouveau James Bond est résolument… nouveau. Et l’on devine aisément que le but de Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la Perdition) ait été de tabler sur l’authenticité, d’entrer plus en profondeur dans le MI6 (bien que le budget soit du même ordre de grandeur que Quantum of Solace : 200 millions d’euros).

Quand je parle d’authenticité, je ne veux pas dire qu’il se rapproche des premiers opus de la saga, bien loin de là, je veux dire qu’on découvre un James Bond encore plus réel, plus vrai et du coup plus touché. Toute l’ambiance, des lieux aux gadgets, en passant par la voiture transpirent la sobriété et la Grande-Bretagne. Sans vouloir trop spoiler, fini les course-poursuites, les lieux exotiques et les James Bond Girls torrides (pourtant, la belle Bérénice Marlohe aurait tenu le rôle !) .

Bérénice Marlohe Skyfall

Enfin, ils y sont, mais moins. Tout est moins marqué. L’agent britannique se révèle plus terre à terre, plus froid. Vous pourriez croire en lisant ces lignes que je n’ai pas apprécié le film. Et pourtant si ! Le film est très bon, l’histoire est cohérente, les scènes s’enchaînent bien. C’est juste que plusieurs symboles sont partis. Et la fin est… Skyfall.

Le générique d’ouverture est par contre toujours dans le même esprit, sur la magnifique chanson d’Adele, et c’est un plaisir, tout comme finalement la construction du film. C’est juste… un nouveau Bond. James Bond.

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