Les taxis ne sont pas les seuls fautifs, mais quand même un peu


Suite de l’article de ce matin qui s’enrichit  des retours d’amis sur Facebook. Je parlais de la licence et de son prix trop important, qui avantageait de fait les UberPop qui n’en payaient pas.

Cette licence (appelée ADS) est en fait gratuite, et est délivrée par les mairies après que les chauffeurs se sont inscrits sur les listes d’attente. Le problème jusque ici, comme nous l’apprend BFM (l’article démonte aussi d’autres idées reçues, il vaut le coup d’oeil), c’est qu’elles sont délivrées au compte-goutte afin de réguler le nombre de chauffeurs, très certainement sous l’influence d’organisations de taxis qui s’assurent ainsi de pouvoir garder des prix hauts.

Les chauffeurs, s’ils ne veulent pas attendre, ont deux solutions :

La première consiste a être salarié d’une entreprise de taxis qui détient des licences et les transmet à ses chauffeurs. C’est le cas de G7 qui a quasiment le monopole à Paris (et que connait bien Agnes Saal).

La seconde c’est de racheter la licence d’un chauffeur qui part à la retraite ou change de job. Et là, les prix grimpent. Jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. D’où le problème.

Seulement cela va changer. Cet article officiel nous apprend que les licences obtenues après le 1er Octobre 2014 ne sont plus cessibles. Le prix des courses devrait donc, normalement, baisser (les chauffeurs n’ayant plus à supporter cette charge). Si l’Etat délivre plus de licences. Et s’il y a plus d’indépendants. Car les entreprises du milieu vont tout faire pour conserver leur monopole.

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