Les taxis ne sont pas les seuls fautifs, l’Etat l’est aussi


Le monde, ou plutôt la France, se divise en deux catégories : ceux qui défendent les taxis, et ceux qui défendent UberPop. Je n’ai pas changé de camp depuis la dernière fois. Mais il faudrait ne pas oublier un autre grand fautif dans cette histoire : l’Etat.

UberPop fait, si ce n’est de la concurrence déloyale, au moins de la concurrence pas très fair-play. Ne serait-ce que pour la licence de taxi que sont obligés de payer les uns et pas les autres. On peut donc comprendre que ça fasse grincer des dents (ce qui ne justifie aucunement les actes de délinquance des derniers jours).

La raison à cela ? L’Etat.

L’exercice de la profession de taxi en France est strictement réglementée et sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Il y a 51 232 taxis autorisés en France au 1er mai 2008Page Wikipedia

Pourquoi faut-il payer une licence ? Pourquoi le prix au kilomètre est-il fixé par l’Etat ? Et le nombre de licences régulé ? Toutes ces règles tuent la possibilité de libre concurrence entre les chauffeurs. Règles qui, si elles n’existaient pas, permettraient d’une part à UberPop d’être légal, et aux Français de choisir le service qui leur plait le plus.

Et c’est là que les taxis sont fautifs. Trop contents d’avoir le monopole de la course privée, ils en ont dégradé la qualité de service. Les critiques pleuvent et pas seulement depuis que le conflit avec Uber a éclaté : chauffeurs qui refusent la course suivant la destination, qui font constamment la gueule, qui trichent sur le compteur, qui n’ont pas de siège bébé.

Forcément, à la première opportunité, les Français se sont tournés vers une entreprise qui, elle, offrait un vrai service. Forcément les Français se sont tournés vers Uber et son service lowcost UberPop.

Boycotter les taxis permettra peut-être d’abolir le monopole bien trop contraignant de la course privée.

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