La Suisse se tire une dizaine de balles dans le pied


Affiches de campagne sur l'immigration en Suisse

(c) Lefigaro.fr

Un rapide mot sur le résultat du référendum qui a eu lieu en Suisse tout dernièrement : la Suisse se tire une dizaine de balles dans le pied. Et je ne suis pas étonné que les cantons de Genève et de Vaud aient voté non (= refus des quotas pour l’immigration européenne) quand on sait que près d’un quart des travailleurs Genevois sont Français : « L’économie genevoise ne fonctionnerait pas sans les frontaliers, qui occupent près d’un quart des emplois du canton. »Swissinfo.ch

J’aimerais voir Genève sans ses frontaliers, j’aimerais voir la Suisse vivre en autarcie (même si nous n’en sommes pas encore là). Leur campagne nauséabonde sur les frontaliers semble avoir touché la population. La Suisse, si neutre soit elle, va devoir payer les conséquences de son choix.

Je ne comprends d’ailleurs pas que Pierre Chappaz, Français vivant désormais à Genève, accepte aussi bien un tel choix…

5 Commentaires

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5 réponses à “La Suisse se tire une dizaine de balles dans le pied

  1. Louis

    « L’économie genevoise ne fonctionnerait pas sans les frontaliers, qui occupent près d’un quart des emplois du canton. »
    Je trouve qu’on manque d’info pour balancer ça. Comme par exemple le taux de chomage. Chomage élevé -> on peut commencer à dire que les frontaliers volent des emplois (mais il faudrait encore plus d’éléments). Chomage bas -> les frontaliers sont essentiels.

    Mais en tout cas cas on peut mettre ça en parallèle avec la volonté d’un certain parti politique français qui veut couper l’immigration. Ceux qui émigrent en france valent-ils moins que ceux qui émigrent en Suisse ?

    • ValLeNain

      Beaucoup de rapports (notamment de l’Office fédéral de la Statistique) corroborent ce chiffre d’une part. D’autre part, le FN a son pendant à Genève, le MCG, avec le même discours : les frontaliers volent notre travail. Seulement, on trouve des économistes des deux bords, affirmant tout et son contraire : dur de mettre en relation direct le taux de chomage et l’immigration. Le fait que Genève ait voté non me semble être un bon exemple que les frontaliers sont, si ce n’est essentiel, au moins très importants.

  2. C’est Pierre, et non Yves, l’autre libertaré d’Ebuzzing…
    Salut Val.

  3. jeandaniel

    Non, c’est l’EU qui va se tirer une rafale dans les pieds si la Suisse est soumise à des mesures coercitives. Des milliers d’européens vivant ici devraient alors retourner dans leur pays et y feraient encore monter le taux de chômage. Et en plus, l’EU montrerait alors ouvertement son vrai visage impérialiste. Sa crédibilité en chute libre n’en serait que plus ébranlée.