Newtown : la génération Pokémon fait peur


L’article qui vous dira tout ce qu’il faut savoir autour de la tragédie de Newtown !

Pour des raisons de confidentialité, nous appellerons l’auteur de la tragédie Racine.

Des corps mutilés, ensanglantés sortent désormais du bâtiment autour duquel se sont massés les habitants de la petite ville de Newtown. Il y a quelques heures, Racine, pour des raisons que nous seuls savons, ouvrait le feu sur ses camarades.

Enquête.

Pour mieux comprendre la psychologie du petit Racine, il faut remonter dans son enfance. Né dans une famille modeste américaine, il est très tôt entraîné par sa mère à shooter des pigeons avec la maverick de papy. C’est alors qu’il se découvre une passion, le Japon et ses Pokémons.

Le petit Racine vouait un culte à Ondine, jusque dans la couleur des cheveux.

« On pensait pas que ça irait si loin. raconte un camarade. Au début, il collectionnait des cartes normales, des Dracaufeu, des Voltorbe. Et puis il en a voulu plus, il s’est mis en tête que certaines cartes valaient plus que d’autres, que certains Pokémons formaient une élite. Il disait vouloir éliminer les autres. Jusqu’au jour où… »

L’épisode Canarticho.

Carte Canarticho

Canarticho, le Pokémon Poireau qui attaque à coup d’oignons.

Ce fameux soir de 2007, le petit Racine rentre de l’école en pleurs. Sa journée fut la plus tourmentée de sa vie : parce qu’il venait d’acheter le carte de Canarticho sur eBay, ses amis se moquèrent sans relâche.

« Un canard avec un poireau dans la main, vous vous imaginez avec un poireau vous ? ». Les écoliers sont unanimes : Canarticho est bel et bien un pokémon pourri.

« Il nous expliquait qu’avec sa baguette, il pouvait diriger tous les autres, qu’il était l’être suprême. Vous vous doutez bien qu’on l’a pris pour un con. »

De cet épisode naîtra une rancœur et une haine de l’autre que Racine n’oubliera jamais. Toujours soutenu par sa mère, et par le stand de tir installé dans leur jardin, il mettra quelques années à préparer sa vengeance.

« Vous savez moi, j’ai toujours trouvé que les Pokémons ça faisait tarlouze, alors pour ses 15ans, je lui ai offert une M16, avec la crosse chromée, pour qu’il regagne en virilité » nous explique sa maman, Rosy, fière membre du comité de défense des valeurs américaines contre l’immigré Un pour tous, tous sur un.

Ce soir, après la tragédie de Newtown, sa mère se dit choquée et compte porter plainte contre la Chine.

« Vous voyez jusqu’où ça l’a amené ces conneries de Pokémons ? Oh mon dieu, mon enfant qui allait devenir un homme. 

– Vous ne pensez pas que le problème vienne du fait qu’il allait à l’école avec un uzi dans chaque poche ?

– Non, c’est facile de remettre ça sur la faute des armes. Mais s’il n’y avait pas eu les Pokémons, jamais il n’aurait tiré sur quelqu’un. 

– Et votre intention de porter plainte, pourquoi la Chine ? Les Pokémons sont originaires du Japon.

– Ça, ce sont leurs affaires, ils se débrouilleront en interne, je porte plainte contre le pays moi ! ».

C’est en compagnie d’une Rosy encore sous le choc que nous rendons l’antenne, en direct de Newtown et de cette tragédie déjà surnommée La Vengeance du Canard au Poireau.

1 commentaire

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Une réponse à “Newtown : la génération Pokémon fait peur

  1. Hum, vu son état, la mère ne risque plus de porter plainte contre qui que ce soit.