Rajoy, Hollande, même combat.


La Gauche a perdu hier en Espagne. Sacrément perdu. Cependant, le résultat n’est pas si étonnant. Comme le souligne Yann, c’est un ras le bol du peuple qui s’est exprimé dans ce suffrage. Ça n’a pas marché avec la Gauche, alors on met la Droite.

vous aussi vous trouvez que Rubalcaba ressemble à un Kad Merad vieilli ?

Deux points me semblent intéressants à soulever.

Premièrement, la France a toutes les chances de subir le même sort. Hollande deviendrait président, élu par défaut pour ne pas risquer de retrouver la Droite au pouvoir. L’Espagne n’a pas vu la victoire de la Droite en tant que la Droite mais en tant que non-Gauche (c’est affreusement mathématique ces appellations).

Deuxièmement, le message semble clair pour tous nos affreux gauchistes que la Gauche n’est pas la réponse à la crise. Papandréou était de gauche, Zapatero aussi. Ils se sont fait descendre. DesPasPerdus rappelle d’ailleurs le bilan « catastrophique » de l’Espagnol. Si l’on peut dire la même chose de celui de Sarkozy, c’est parce que cela n’a rien à voir avec l’étiquette politique du chef, cela à avoir avec la crise qui s’est abattue sur nos pays et les a frappés de manière sensiblement égale.

Hollande va avoir la même difficulté que Rajoy a assumé son étiquette une fois au pouvoir (dans l’hypothèse où François serait élu, ce qui, d’après les derniers sondages, n’est pas gagné 🙂 ), parce que là encore, tant que la crise de la dette ne sera pas résorbée, de droite ou de gauche, l’action sera la même (et risque d’être inefficace, rajoute le pessimiste).

Et s’il veut être élu, il vaudrait mieux qu’il appelle à « tester le changement » plus qu’à « voter à gauche », cela plus en vogue.

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