Archives quotidiennes : 12 juin 2011

Le problème, c’est nous

Adam Ève Pomme Fruit Défendu MalJe m’efforce de penser que nos sociétés sont régis par un grand principe philosophique : on n’a que ce qu’on mérite.

Il s’applique particulièrement bien en politique. Nicolas Sarkozy se fait cracher dessus depuis le début de son mandat, voire même depuis son poste de Ministre de l’Intérieur.

Rappelons que s’il est là haut, c’est qu’une majorité de Français l’a décidé.

La Gauche n’arrête pas de scander qu’elle a les solutions au problème, qu’elle peut sauver le pays et ses habitants. Pourtant, elle n’est pas au pouvoir depuis quelques années, et je ne sais pas si 2012 sera un tournant pour elle.

Parce que les Français l’ont décidé.

De toute façon, l’actualité montre qu’objectivement, il y a autant de pourris à droite qu’à gauche. Doit-on s’en étonner quand on voit à quel point de simples maires de communes insignifiantes jouent au Parrain sur leurs terres ? Le pouvoir métamorphose les gens dès le plus bas des échelons, ou n’attire que les pourris.

A qui la faute ? Rares sont les blogueurs qui se sont engagés politiquement. Rares sont les Français qui ont envie de bouger le petit doigt pour faire changer les choses. Critiquer, c’est plus simple. Je ne vous jette pas la pierre, je suis dans le même cas.

Si des pourris sont là haut, c’est parce que des pourris de fainéants sont en bas.

La France ne serait plus la France d’après Yann. Bien entendu, il remet la faute sur Nicolas Sarkozy. C’est bien plus simple de remettre la faute sur ceux qu’on a élus plutôt que d’assumer une part de ce désastre ? Ne doivent-ils pas être exemplaires, eux ? Comment pourraient-ils l’être puisque personne ne l’est. Si la France n’est plus la France, c’est parce que les Français ne veulent plus êtres des Français, c’est parce qu’ils avouent presque avec fierté qu’ils ne se battront pas pour leur pays (je ne parle pas de l’armée).

Megaconnard vient d’écrire un billet pour désigner l’ennui comme responsable de tous les maux du monde. Belle déresponsabilisation, puisque l’ennui n’est que la conséquence de notre inaction et de notre inaptitude à créer de l’action.

En 2012, quelque soit celui qui sera élu, il ne sera pas révolutionnaire, loin de là. Ce ne sont pas eux qui nous feront changer mais l’inverse. Mais pour ça, il faudrait le vouloir, et que cette volonté se retrouve dans les actes, et ce n’est pas gagné.

Le problème, c’est nous.

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