Archives quotidiennes : 3 avril 2011

OL – Nice, quand les Lyonnais s’arrêtent avant la fin

Nous jouions à 17h ce soir. Je me permets de dire nous alors que je n’ai pas mis un pied sur le terrain niçois. Et comme deux semaines auparavant, ce sont les dernières minutes qui nous coûtent des points cruciaux.

Après l’ouverture du score de Kallström à la 21ème sur coup-franc, et la frappe enroulée de Lisandro juste avant la mi-temps, les Lyonnais étaient sereins. Jusqu’à la 90ème minute de ce fichu match, Lyon gagnait 2-0 contre Nice.

Lloris avait même arrêté un penalty.

Un premier penalty. Car pendant les prolongations, Diakhaté n’a rien trouvé de mieux que de se faire exclure et d’offrir aux Aiglons un nouveau penalty, transformé cette fois-ci. Et vous savez, quand vous êtes dans les arrêts de jeu, et que vous reprenez espoir, ce n’est jamais bon pour l’équipe adverse.

Bim ! Corner et but chanceux de Pejcinovic car dévié par Civelli. En quelques minutes de prolongations, les Lyonnais avaient laissé échappé leur confortable avance de 2 buts.

Il y a deux semaines déjà, contre Rennes, Lyon qui menait 1-0 avaient encaissé un but à la 87ème, laissant encore filer deux points au classement.

Il serait temps que les Rhodaniens se mettent dans la tête que le match n’est pas fini tant que l’arbitre n’a pas sifflé, car volé ou pas, c’est encore un match facile qui nous file entre les doigts, et c’est Lille qui en profite pour prendre 8 points d’avance.

Je partage la colère de Lloris : « On se chie dessus. Il y en a ras le cul. C’est quoi ça ! Putain de merde… ». Une telle violence de la part du gardien traduit bien le passage à vide que connait l’OL.

Si l’on ne fait plus la course à la Ligue des Champions, et plus celle du Championnat, alors on court après quoi, Messieurs ?!

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Le projet sérieusement de la Gauche sérieuse

On ne rigole pas au PS.

Voilà, Martine Aubry a sorti le programme du PS, cette espèce de bête noire qui lui valait tant de critiques. Je ne l’ai pas lu, j’ai lu quelques articles qui en parlait, et notamment des 20 mesures phare. Je ne vais pas vous faire les 20, seulement quelques uns.

Encadrer les salaires. Dans les limites de 1 à 20, ce qui signifie je suppose que le patron ne peut gagner plus de 20 fois le plus petit salaire. Cela, seulement dans les entreprises où l’Etat est présent. Renault serait touché, EDF aussi. J’ai toujours été sceptique sur cette mesure qui vise à brider un homme, je me suis toujours demande quelle était la légitimité de cette force supérieure qui peut choisir à votre place dans votre entreprise combien vous pouvez gagner. J’ai toujours pensé que l’important était uniquement que les salaires soient décents en bas, qu’un ingénieur ne soit pas au SMIC, qu’importe ce qu’ils gagnent au dessus. Alors oui, on pourra me répondre que si le patron veut plus, il n’a qu’à augmenter le plus petit salaire, et du coup, par un raisonnement très mathématique, il pourra gagner plus. Mais je crains que cela ne fasse que « tasser » les salaires au niveau du plus bas, qui lui remonterait un peu. Si les ouvriers les moins bien payés seraient gagnants, ceux du cran d’au-dessus seraient perdants.

La TVA écomodulable. Tout ce qui touche à l’économique m’est toujours un peu opaque mais je comprends le concept de la TVA. La TVA serait donc plus importante sur les produits qui polluent plus. Dans le fond, je suis assez d’accord d’essayer d’orienter la consommation vers un plus grand respect de l’environnement, d’un autre, qu’est ce qu’un produit « qui pollue plus » ? Qui pollue quand on l’utilise, ou quand on le fabrique ? Auquel cas, il va y avoir un recul dans les produits de haute-technologie. Quand on sait que la France a un train de retard dans ce secteur, ce ne serait pas une bonne chose…

Rapprocher les grandes écoles des universités. Ah ! Une mesure qui me touche directement. Au conseil d’administration de mon école d’ingénieur, c’est le grand débat du moment : notre implication dans le PRES de Lyon. Le PRES est une structure qui regroupe tous les établissements d’enseignement supérieur de Lyon et sa région, dans le but de mettre des moyens et des missions en commun. Le gouvernement actuel pousse les écoles à y rentrer. A l’INSA, nous avons un problème, nous avons un service de restauration et d’hébergement rien qu’à nous, très pratique pour les étudiants, notamment étranger. Nous avons aussi une bonne visibilité à l’international. Le seul truc qui nous manque, c’est de l’argent. Aujourd’hui, nous sommes moyennement impliqués dans le PRES et l’élection du nouveau directeur s’est jouée là dessus, nous ne voulons pas nous impliquer plus que ça dans cette structure qui, à long-terme, amèneraient à la fin de notre hébergement pour le mutualiser avec Lyon 1, idem pour la restauration. Bref, rapprocher les grandes écoles des universités, c’est tuer les grandes écoles en les noyant dans les universités plus grosses. A Strasbourg, les grandes écoles se sont fait avoir. Le seul point bénéfique d’un rapprochement, c’est le rayonnement à l’international en créant de gros pôles technologiques, c’est mettre la partie Education de côté au profit de la partie Recherche. Grand débat.

 

Voilà les points sur lesquels j’avais un mot à dire. Les économistes nous diront à quel point le programme est utopiste, les blogueurs à quel point il est vital pour la France.

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