Facebook, public place for private life


On entend parler depuis quelques jours de cette affaire qui met une fois de plus sur le devant de la scène le deuxième géant du web.

Cette affaire, ce sont 3 employés d’Alten qui, en 2008, critiquent leur boîte sur Facebook. Un 4ème employé, Fb-friend (à ne pas confondre avec ‘ami’) des 3 autres, balance leur conversation à la Direction qui les vire aussitôt.

Dernièrement, parce que 2 des employés ont porté plainte devant les Prud’hommes, le verdict est tombé : la Direction avait bien le droit de les virer. Ce qui signifie que leur conversation a été considérée comme public (juridiquement, on ne peut pas virer des employés pour des conversations qu’ils auraient eues en privé ; juridiquement, on a aussi le droit de critiquer sa boîte tant que c’est très objectif et très vrai)

Je voulais m’intéresser au problème parce que vu que Facebook se lance dans plein de secteurs qui ont directement avoir avoir le thème vie privée / vie publique, il est capital de savoir ce que l’on peut faire et ce que l’on ne peut pas.

Impossible de trouver ce qui a réellement été dit. Sur un site qui parle de l’affaire, j’ai trouvé ça :

Un soir de week-end ces trois salariés de la société d’ingéniérie Alten avaient échangé des propos critiques envers leur hiérarchie et un responsable des ressources humaines sur Facebook. L’un des salariés, s’estimant mal considéré par sa direction, avait mis sur sa page personnelle comme quoi il faisait partie d’un “club des néfastes”. Les deux autres salariées s’en étaient amusés en écrivant : “bienvenue au club”

Mais je doute qu’ils aient été virés pour si peu. Considérons quand même que c’en est bien la raison. A partir du moment où on poste sur son mur, les propos peuvent être lus par tout le monde en même temps. Le ‘tout le monde’ varie en fonction des paramètres de confidentialité que l’on choisit : uniquement ses amis, ses amis + les amis de ses amis, ses amis + les amis de ses amis + ceux qui sont dans les mêmes groupes que moi, ou alors tout le monde tout le monde. Il me semble que dès la deuxième catégorie, ce n’est plus du privé mais du public, puisque l’on ne gère absolument pas les amis de ses amis. De plus, les statuts peuvent êtres référencés sur Google ou Bing. Et là, plus question de parler de conversation privée.

Donc, à moins que leurs paramètres de confidentialité aient été bien réglés, leur conversation était privée, à destination du public. Donc publique. Bien sûr, ils ont fait appel. Pour l’autre raison juridique (le fait que l’on ait le droit de critiquer sa boîte) ; et apparemment parce qu’il faudrait prouver que ces termes ont bien été écrits et publiés. Pour ça, je fais confiance à Mark, tout ce qui est écrit sur Facebook reste enregistré et bien au chaud !

PS : je viens de m’inscrire sur Gloob.fr (faites de même, je me sens seul, et on peut écrire « sur son nuage »), un Facebook Français qui ne partage aucune info avec l’extérieur. C’est une bêta, je vous dirai ce que ça vaut.

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