Aux arbres, citoyens !


J’aimerais tout d’abord vous remercier très chers (quoique seule la bourse pourrait me le certifier) internautes pour votre participation active au dernier article ! Il est toujours plaisant pour quelqu’un qui écrit de voir qu’il est lu ! Et non seulement lu mais en plus questionné, bousculé, discuté (soutenu ?) par d’habiles lecteurs qui permettent ainsi à chacun de se forger une idée ! Le débat est pour moi la seule forme de vraie démocratie, car c’est par le dialogue qu’on donne le plus de légitimité à un élu (n’y voyez pas la déclaration de ma future participation aux élections présidentielles de 2012 !)

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Reprenons notre article. Plusieurs sujets me donnaient envie d’empoigner le clavier pour tapoter (mal)adroitement les quelques lettres qui vous feraient réagir : la légalisation des prostituées, la crise grecque, la suite de l’article sur l’identité nationale et l’écologie. Vous l’aurez compris par l’habile citation de la chanson de Yannick Noah que je ne vous parlerai pas de femmes qui travaillent…

Et là, un p'tit géranium !

Et là, un p'tit géranium !

C’est encore une fois un article d’H16 qui m’a fait réagir, mais cette fois, c’est mon désaccord que j’exprime ! Voyez-plutôt.

« Petit à petit se multiplient les fractures ouvertes et les factures salées entre le monde écologique très très fluffy, de plus en plus coûteux, résolument casse-couille et le monde normal des gens qui bossent.»

Je trouve très fort de faire une différence entre le monde écologique et le monde des gens qui bossent, comme s’il y avait deux planètes ! Et il se trouverait que la planète des écologistes est résolument casse-couilles ? C’est vrai, la vérité est toujours pénible à entendre ! Et l’homme trouve toujours résolument casse-couilles le fait d’avoir des efforts à faire ! Car oui, l’écologie c’est une multitude d’efforts à faire puisque c’est notre manière de vivre et de consommer qu’il faut changer !

Se vautrer dans la facilité tranquillisante d’une vie de surconsommation et fermer les yeux sur ce qui se passe dehors pour se contenter des spots fluos et funky de la télévision, c’est petit joueur ! L’écologie devrait s’imposer elle-même à tous car il en va de la santé de la planète, et par relation de causalité, de la nôtre ! C’est vrai que ça coute de l’argent, mais n’est-ce pas indispensable ? Maintenant que la prise de conscience a chamboulé les foules, il faudrait se remuer !

H16 me disait « En réalité, je suis contre l’écologie récupérée par les mouvements politiques. L’écologie que tu peux faire toi, consciemment et volontairement, éventuellement en persuadant qui tu veux, c’est ton business, ton problème ou ta vocation et elle ne me gêne en rien. S’il s’agit de commencer à contraindre les autres (surtout en faisant n’importe quoi), là, en général, je ne suis plus d’accord du tout. ». Il arrive un moment où quand les gens ne veulent pas comprendre et que la nécessité est là, il faut choisir à leur place. C’est vrai, cela va à l’encontre de tous nos principes de liberté de l’Homme mais il me semble que l’impact négatif de l’Homme sur la Nature est bel et bien prouvé !

« L’homme n’est pas la nature ? C’est quoi, alors ? Un extra-terrestre ? ». Et bien non l’Homme ce n’est pas la Nature, la Nature c’est l’environnement de l’Homme + l’Homme, soit immensément plus que notre simple petite espèce, et pour cette raison nous ne pouvons décider pour l’ensemble des espèces, même si elles ne sont pas dotées de conscience. Que l’écologie ne soit pas récupérée par les politiques ? C’est à l’échelle du pays qu’il faut prendre les mesures, c’est donc aux politiques de véhiculer le mouvement.

Et H16 conclut « La crise financière et économique carabinée qu’on vit actuellement aura eu au moins la bonne conséquence d’obliger un sain retour aux réalités de base :

  • l’écologie, ça coûte vraiment très cher,
  • non, la nature ne nous veut pas du bien,
  • oui, les pauvres ont d’autres préoccupations maintenant que le climat dans 100 ans. »

La nature ne nous veut pas du bien ? Pourquoi nous voudrait-elle du bien ? Elle nous permet de vivre et de faire vivre d’autres espèces, nous sommes donc censés lui vouloir du bien sans rien attendre en retour que la simple possibilité de vivre sans bouteilles d’oxygène et sans combinaisons de protection ! Pour ne pas passer pour le grand vilain borné, je vous dirais de voir un peu énergumène qu’est Lomborg, et qui a écrit l’écologiste sceptique dans lequel il veut nous convaincre de la « bêtise » de la thèse du réchauffement climatique (rectification apportée par H16) dénonce l’écologisme outrancier. Pour ne pas passer pour le grand méchant loup, je vous avouerai qu’en France métropolitaine, l’énergie éolienne n’est pas rentable.

Et vous qu’en pensez-vous ? Faut-il mettre l’écologie de côté en raison des problèmes financiers ou se rendre compte qu’il est temps d’agir en faveur de la planète, qu’importe la situation économique ? (Et musicalement, redécouvrons Noah et Tryo dans une version live)

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12 Commentaires

Classé dans Éclairs orphelins

12 réponses à “Aux arbres, citoyens !

  1. h16

    Bjorn Lomborg n’a pas écrit sur le réchauffement climatique. En revanche, ce qu’il dit sur l’écologisme outrancier tel qu’il est pratiqué devrait t’éclairer.

    Je t’encourage à le lire, vraiment.

    Enfin, dans « la nature ne nous veut pas du bien », il faut comprendre une chose : ce que tu appelles surconsommation, c’est ce qui te permet de tenir un blog, de te vêtir, et d’être venu au monde.

    La nature, telle qu’elle existe, est absolument sans pitié pour l’être humain. Il ne lui faudrait pas plus de quelques secondes pour nous faire disparaître et on ne s’en rendrait même pas compte. Dès lors, oublier tous les bénéfices de notre évolution et de nos technologies, de nos progrès pour se concentrer sur les problèmes que tu sembles d’ailleurs assez mal maîtriser, c’est d’une part faire bien peu de cas du travail titanesque de tous ces gens qui t’ont amené là (le respect des anciens vaut certainement autant que celui des générations futures, non ?) et c’est d’autre part un peu insultant pour tous ceux qui n’ont pas pu en bénéficier et ne peuvent en bénéficier maintenant.

    Agir en faveur de la planète (ce qui ne veut rien dire, en réalité) qu’importe la situation économique, c’est … criminel. Ni plus. Ni moins.

    • ValLeNain

      Je vais le lire c’est certain.

      Je n’ai rien contre le progrès, qui est peut-être effectivement dû en partie à notre système de surconsommation, mais je pense que l’on pourrait avoir la même chose sans cette surconsommation (cela prendrait plus de temps, mais ce serait peut-être aussi plus réfléchi). La roue n’a pas été inventée dans une société de surconsommation (voilà pour le symbole).
      Mais je ne vois pas en quoi être plus respectueux de notre environnement, en quoi penser à recycler plutôt qu’à jeter-fabriquer-jeter, en quoi stopper le gaspillage et en quoi demander aux gens de trier leurs déchets va nuire au progrès.

      Et vois-tu, je suis triste de devoir m’émerveiller quand je vois un écureuil ou un lièvre quand je sais que c’était si courant avant, je crois qu’il n’y a rien de criminel à vouloir aider la planète (ça ne veut rien dire au sens propre mais tout le monde connait très bien le sens imagé que cela prend), c’est éviter d’être égocentrique et de penser que l’Homme est au centre de la Terre, surtout quand l’Homme se nuit à lui-même.

      Néanmoins j’apprécie que tu sois passé sur mon blog, puisque j’ai un profond respect pour le travail que tu fais et puisque c’est en lisant ton blog que j’ai décidé de me lancer moi-même !

      • h16

        Les écureuils ne sont pas en voie d’extinction, loin s’en faut. Les forêts, en France, sont plus étendues et mieux entretenues actuellement qu’elles ne l’étaient avant (en fait, la surface couverte est maintenant supérieure à celle du début XXe).

        Le souci, dans ce que tu dis, c’est qu’il y a en réalité une masse considérable de choses qui sont factuellement fausses. Ainsi, la pollution des villes est très très inférieure actuellement à ce qu’elle fut au 18e, 19e et début 20e. En fait, on respire actuellement au milieu de Paris un air vraiment meilleur que celui que pouvait respirer Quasimodo ou Esmeralda en leurs temps.

        Pour ce qui concerne la « sur »production, elle n’existe en réalité quasiment pas. En effet, dire « sur »production suppose soit que le producteur fait des pertes, soit qu’il y a trop de choses dans c ce qu’il produit et qu’on pourrait diminuer le coût de production pour obtenir la même chose (emballage, énergie impliquée, biens, services, produits mis en oeuvre pour la production). Parler de surproduction revient à dire que le producteur est, en réalité, incapable d’optimiser sa production.

        Ce qu’on constate, c’est que à coût constant, on a régulièrement plus de produit (déflation par la technologie, les économies d’échelles, etc…), ou que le coût diminue pour une production constante (donc on utilise moins de biens et services pour le même produit final). Tout ceci pour dire que, côté producteur, les 2000 dernières années pointent dans un seul sens : on maîtrise de mieux en mieux la production, et, n’en déplaise aux écolos, on gaspille de moins en moins.

        Quant à la surconsommation, demande-toi une chose : si le coût d’un crédit n’était pas aussi faible, si l’état n’incitait pas massivement certaines consommations (immobilier, voitures, …), les gens consommeraient-ils réellement comme ils consomment actuellement ? Regarde ce qui se passe dans d’autres pays où les incitations sont différentes ou inexistantes. C’est très éclairant.

        Maintenant, tu peux certainement m’éclairer sur cette remarque : « Il arrive un moment où quand les gens ne veulent pas comprendre et que la nécessité est là, il faut choisir à leur place. »

        Qu’entends-tu par « il faut choisir à leur place ? » Comment justifies-tu que ton choix soit le meilleur ? Pourquoi ton choix et pas celui d’un autre ? Jusqu’où doit-on aller ? Qui dit « stop, on va trop loin » ? Pourquoi lui faire confiance ?

        Pour finir, quelques liens, pour ton édification personnelle :
        http://www.instituteforenergyresearch.org/germany/Germany_Study_-_FINAL.pdf
        http://www.scienceshumaines.com/le-retour-des-emeutes-de-la-faim_fr_22389.html

        L’écologie, c’est sympa à niveau individuel. C’est vite très dangereux collectivement. Et on peut même conclure avec un point Godwin : Hitler était très écolo.

        • ValLeNain

          On maîtrise mieux la production, je suis d’accord, on gaspille de moins en moins, pas sûr du tout !

          Si l’on en croit cet article (http://www.mouvement-europeen.eu/Le-gaspillage-de-nourriture-devra-etre-reduit-de-moitie-d-ici-2025), qui se base sur un rapport de la FAO, il y en aurait du gaspillage ! (je n’arrive pas à mettre la main sur le rapport original tant la liste de documents est longue sur le site de la FAO)

          La surproduction, même si je mets plus la faute sur la surconsommation, me semble être le fait de produire plus que les gens ne peuvent consommer. Je ne sais si tu as déjà travaillé dans un supermarché, mais on en jette des produits ! Un nombre plus qu’important ! Il n’y a qu’à jeter un oeil sur les études de Love Food Hate Waste, qui dénonce 30 à 40% des récoltes délaissées car elles ne correspondent pas aux attentes de la chaîne de traitement agroalimentaire, puis dans cette chaîne, c’est un tiers de la production qui est jetée avant qu’elle n’atteigne les supermarchés où l’on dénombre un demi-milliard de tonnes de nourriture invendue (qu’on ne me fasse pas croire qu’elle est redonnée aux association, une très infime partie est réutilisée) [ces chiffres sont retranscrits ici par un tiers http://www.oivo-crioc.org/files/fr/4538fr.pdf, sur le site officiel j’ai trouvé que 8,3 millions de tonnes de nourriture étaient jetées tous les ans par les ménages du Royaume-Uni].
          Pour ce qui est de la surconsommation, non je ne pense pas que les gens consommeraient ainsi s’ils n’y étaient pas incités, et c’est bien ce que je critique ! On a pas besoin d’acheter une voiture tous les 5 ans, elles tiennent facilement 20 ans ! Idem pour toute l’électronique, l’électroménager et autres produits non périssables. On s’en porterait même mieux !

          Passons à ma remarque il est vrai un peu abrupte ! C’est un débat éternel : prenons le cas d’une foule de gens devant le problème 2 + 2 = ? dont leur survie dépendrait. Imaginons que la très grande majorité pensent que le résultat soit 3, et l’autre 4. Ces derniers seraient absolument sûrs d’avoir raison et pour cause, 2+2=4 ! Ne devraient-ils pas imposer leur point de vue aux autres ?
          Et bien pour l’écologie, si l’on considère qu’il en va de la sauvegarde de notre environnement, donc de notre propre sauvegarde, ne pourrions nous pas l’imposer aux autres ? L’impact négatif de l’homme sur la nature, c’est le 2+2 du problème, à la différence qu’on ne sait pas vraiment si ça fait 4 SAUF QUE, dans le doute, ne vaut-il pas mieux prendre la solution peut-être plus conservatrice mais qui au moins nous permettrait de re-réflechir au calcul jusqu’à ce qu’on soit sûr du résultat ?

          (Hitler était écolo ? Il y a du bon en chaque être humain)

          PS : quant au site scienceshumaines.com, il me semble que l’article aille plutôt dans mon sens.  » Mais si les biocarburants sont l’une des raisons de l’augmentation des prix des denrées alimentaires, ils n’en représentent pas la cause unique – ni même peut-être la cause principale. » Je pense même que c’est une cause minime, que je n’ai vue jusque là avancée que par des politiciens pro « capitalisme à outrance »…

    • Je crois que vous faites un amalgame entre surconsommation et surproduction. Se sortir de l’auto-subsistance était nécessaire, mais, en soit, la surconsommation n’a pas apporté tant que ça, ou disons que tout ce que ça a été apporté aurait pu l’être autrement.
      Concernant le sujet de l’écologie: sur que c’est un question que tout le monde doit se poser, dans la mesure de ses moyens. Mais ces moyens sont souvent plus grands que ce que l’on pense. Ceci à part, je suis d’accord sur le faite que l’écologie doit être réfléchie intelligemment, il; doit y avoir d’autres moyens que de produire « vert » à perte. Mais c’est toujours mieux que de produire noir non? Qui plus est, on ne s’amuse pas à développer des énergie renouvelable que pour revoir les écureuil peupler les arbres de notre si jolie campus, mais bien parce qu’il finira par ne plus y avoir de solutions autres.
      Finalement, c’est plutôt un truc important, et si on peut forcer des gens à subir certaines choses, dont les exemples sont nombreux et varié (mais que je ne citerai pas parce qu’il est un peu 1h du mat’) « pour leur bien », pourquoi ne pourrait on pas leur imposer de sauver leur planète, dont la fin pourrait bien arriver dans moins de 100ans. Qui sait, 2012 me parait un peu proche, mais tel Isaac Mendez, les mayas l’avaient prédit, les salauds!

      • ValLeNain

        (juste quelques points, car sur le fond je suis d’accord avec toi.
        N’est-ce pas la surproduction qui engendre la surconsommation ? C’est l’abondance de produits qui nous pousse à en acheter plus, il me semble.
        Deuxièmement, on ne s’oriente pas dans les énergies vertes pour voir les écureuils revenir, par contre, voir les écureuils disparaître montre qu’il faut peut-être changer quelque chose…
        Après je ne vois pas la fin de la planète dans moins de 100, la fin de l’espèce humaine passera avant, et je nous donne encore quelques années…)

        Le vrai débat il me semble que tu donnes ton avis dessus justement
        « il doit y avoir d’autres moyens que de produire “vert” à perte. Mais c’est toujours mieux que de produire noir non? »
        Et posé comme ça je ne sais pas, doit-on faire l’investissement de chercher des énergies vertes (et non épuisables) même si financièrement ça risque de faire mal (et qu’il faut donc se serrer la ceinture d’un autre côté pour privilégier l’écologie), ou se dire que notre priorité, ce sont les problèmes auxquels nous sommes directement confrontés (à savoir plus économiques qu’écologiques) au risque de devoir mettre en place un extrémisme vert anti-progrès par la suite parce que l’on aura trop attendu… Evidemment je suis pour la première solution (en même temps je n’ai pas personnellement de problèmes financiers).

        Reste qu’on peut aussi être écologique et économique, dans une certaine mesure : http://www.journaldugeek.com/2010/03/29/ford-economise-12-million-de-dollars-en-eteignant-ses-pcs/

        • Ouai, mais parce qu’il y a surproduction et surproduction. Peut être qu’il y a un problème de terminologie mais pour moi, la surproduction s’oppose à l’auto-subsistance, ce n’est pas le fait de produire trop pour la population afin que celle-ci consomme plus (je sais pas si j’ai été clair là…).
          Après, c’est sur que moi non plus je ne vois pas ni la fin de la Terre ni la fin de l’Humanité dans moins de 100ans, mais bon, on sait jamais.

        • Ton couzz

          h16 (hum la bonne confiture) ne valant pas la peine de lui répondre, (ça lui ferai le plus grand bien de voyager un minimum, sortir de son trou et découvrir ce qu’il se passe ailleurs, en france comme à l’étranger, autrement que par la télévision). je vais juste réagir la dessus :
          « …doit-on faire l’investissement de chercher des énergies vertes (et non épuisables) même si financièrement ça risque de faire mal… »

          Je ne suis pas certain que ça fasse si « mal » que tu le penses. Sinon Pourquoi une société comme Google investirait da

          • Ton couzz

            ***saleté de touche TAB***

            …Google investirait dans l’éoliens ?
            http://googleblog.blogspot.com/2010/05/not-merely-tilting-at-windmills.html

            Quand on voit le prix d’une centrale nucléaire (1.5 milliard d’après la SFEN)
            http://www.sfen.org/fr/question/economie.htm
            Google avec ses 38.5 petits millions arrive à produire 10% du meilleur réacteur… 169,5 Mw pour Google contre 1600 Mw pour le nucléaire

            « Reste qu’on peut aussi être écologique et économique, dans une certaine mesure :… »

            Ma société a divisé par presque 10 (entre 2008 et 2009) sa facture énergétique en automatisant l’allumage/extinction des Pc/imprimantes/éclairages. Je suis passé d’un peu plus de 220 000 à moins de 30 000 € ! (2251 postes)

  2. Ou alors on se fait le combo total!

    Production mieux gérée, moins de consommation…En gros, énergies « vertes » mais en plus baisse de notre consommation.Ca passe par une optimisation du matériel et des habitations par-exemple, mais aussi par une certaine « privation » (qui n’en est pas vraiment une vu les bénéfices). Si d’une part on baisse notre consommation d’énergie et que d’autre part le reste est produit proprement (ou du moins mieux d’actuellement), je vais pas cracher dessus.

    Combo aussi, ça serait s’orienter vers un mode de vie différent, et donc vers un autre système économique (vous connaissez mes opinions là dessus). Sans être anti-progrès bien sur (comme on pourrait le dire en caricaturant à outrance les partisans de cette fameuse « décroissance », ou plutôt a-croissance économique). S’il ne s’agit pas de retourner à l’âge de pierre, il faut aussi faire preuve d’un sens critique (zététique -cf les OT) vis à vis de la science et des innovations qu’elle apporte : sont-elles indispensables ? Sont-elles vraiment efficaces ou sont-elles encore de la poudre aux yeux ?

    • ValLeNain

      a-croissance économique ? Je ne suis pas tout à fait d’accord, en tout cas pas dans l’état actuel des choses, on ne peut à mon avis, et malgré mes pauvres compétences en économies, faire décroître notre croissance économique (qui est déjà en train de décroître toute seule…), de l’argent, il en faut, et il nous en faudrait même plus qu’aujourd’hui, même si l’on baisse le prix des produits, mais si on s’oriente vers une vie plus simple, rien que le fait que l’état ait une dette de 1500 milliards d’euros est incompatible avec une décroissance forcée ou une stagnation de notre économie…

      Sur la question de la science, les innovation sont-elles efficaces et/ou utiles, ce sera certainement le sujet d’un prochain billet. Aujourd’hui on l’invente de tout et de rien, de la voiture au couteau-de-poche-montre-télescope tout-en-un, il y a un fossé, et cette recherche obéit à notre mode de consommation qui veut qu’il y ait toujours du neuf sur les étales… Je te laisserais donc répondre dans un prochain article 😉

  3. Alex

    Il y a écologie et écologie ! Il y a l’écologie noble, celle du grenelle de l’environnement , celle visant à inclure dans la constitution la Charte de l’environnement en lui conférant de fait un caractère constitutionnel !

    L’écologie tout le monde l’approuve, les petits gestes du quotidien y contribuent et le Grenelle est un pas en avant énorme ! De par ses mesures diverses et variés le Pouvoir en place a mis en place une véritable tournure écologique inégalé même lorsque les Verts membre de la Gauche Plurielle était au pouvoir avec Jospin ! Il n’y a que l’opposition dans sa posture démagogique pour ne pas voter le Grenelle 2 après avoir voté le Grenelle 1 ! Les associations sont toutes d’accord pour dire que le Grenelle est un pas en avant énorme même si l’on peut aller encore plus loin.

    Puis il y l’écologie bobo celle et je m’excuse de prendre cet exemple, mais celle des Verts Français ! Sous prétexte d’une pseudo défense de l’environnement il faudrait tout changer ! Sortir du nucléaire dont provient 70% de notre électricité sans avoir de quoi se retourner ! En finir avec la nanotechnologie ! ne plus utiliser de pétrol sans avoir d’autre moyens concrets de faire fonctionner nos véhicules ! Mais surtout la mouvance écologiste partout dans le monde rime également avec socialisme !

    Alors oui des gens peuvent voter Ecolos en se disant que eux feront avancer les choses et encore l’histoire l’a bien montré, c’est deux gouvernements de Droite successifs qui ont fait le plus pour l’environnement ! Mais voter écolos c’est aussi cautionner l’immigration massive, le culte du prolétariat au détriment de la Valeur travail, une hausse des impôts, le communautarisme, les nationalisations d’entreprises, et ce genre de choses dont je suis parfaitement conscient que certains cautionnent parfaitement !

    Mais entre voter écolo version 1 et en avançant doucement ou voter écolo version 2 pour revenir sur des fondamentaux en ne me souciant pas de ce qu’impliquerait à l’échelle national une politique dites Verte, j’opte pour la version 1 !

    Les écolos sont l’ennemi du progrès technologique et il faut lutter contre cela !

    Rendons à César ce qui est à César il ne s’en portera que mieux !